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PETER GuNN and the NEaTBLOODS - LIFE SAVINGS

PETER GuNN and the NEaTBLOODS - LIFE SAVINGS

Cat Records - CAT040 [2022]
Good Intentions - Let It Flow - Stomp To The Boogie - Unlucky Man - Please Stop Doin’ Me Wrong - I Don’t Know - I Should’ve Walked On - Hey Bobcat - You Don’t Know My Mind - That Flat did It

 Peter Gunn (Peter Staines de son vrai nom), c’est bien entendu le guitariste et principal compositeur des Inmates. En dehors des Inmates, il a collaboré à de nombreux autres projets, mais ce n’est qu’en 2022, à 65 ans passés, qu’il se décide à sortir son premier album solo. Et grand bien lui en a prit.
On glisse donc le disque dans le lecteur, et ce qui frappe en premier c’est la voix. On a tellement l’habitude de le voir avec sa guitare aux côtés de chanteur tels que Bill Hurley (ou Barrie Masters) qu’on est surpris d’entendre sa voix. Qu’on se le dise, Peter Gunn chante, et bien avec ça.
Pour s’accompagner, il a choisi deux vétérans : Jim Russell (Inmates, Ducks Deluxe, Stargazers) à la batterie et Matt Radford (Carl Sonny Leyland, Holy Golightly, Ronnie Dawson, Shout Sister Shout, Planet Rockers…) à la contrebasse et à la basse ainsi que Jil Caplan au chœurs. Mathieu Rabaté, Dominique Grimaldi et Bruno Bongarçon font des apparitions ponctuelles.
L’album est un joyeux fourre-tout qui reflète les influences riches et variés du guitariste. Bien évidemment on y trouve du blues, allant du traditionnel Please Stop Doin’ Me Wrong, au plus dur et urbain, proche de Captain Beefheart, avec le lancinant I Should’ve Walked On, et entre deux le superbe You Don’t Know My Mind gorgé de soul.
Peter avait tâté du Rockabilly à l’époque des Inmates, avec notamment le très bon Let’s Move, mais jamais d’aussi éclatante manière que sur Stomp The Boogie, Hey Bobcat et That Flad Did It, qui laissent la part belle à des solos de guitare incisifs.
On trouve aussi une bonne dose de Rock psychédélique, que ce soit par touche avec Good Intentions, tempéré par une mélodie pop à la Beatles, ou plus franchement sur Let It Flow, avec ses échos à la George Harrison.
Tout ceci serait suffisant pour satisfaire le plus exigeant des rockers, mais Peter Gunn/Staines nous achève avec deux superbes ballades qui mettent en valeur tout le savoir faire mélodique de l’artiste, capable d’écrire de petites chansons, anodines en apparence, mais qui sonnent instantanément comme des standards. L’acoustique Unlucky Man évoque les grandes heures des Kinks (rien de moins) tandis que la douce I Don’t Know regarde plus du côté de Liverpool.
L’album est court, resserré et sans aucun déchet ni morceau de remplissage. On sent qu’à chaque instant Peter Gunn s’est fait plaisir, et ce plaisir est contagieux.

Disponible chez Cat Records

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